Nous contacter au +33 1 84 20 44 13

Corporate venture, venture capital ou… aucun des deux ?

Venture capital, corporate venture capital, capital-risque… Kézako ?

Un rappel pour certains, une précision pour d’autres. Le venture capital (ou capital-risque en bon français) consiste pour un investisseur à financer en capitaux propres ou quasi-propres des entreprises nouvellement créées. La plupart du temps, ce sont des investisseurs publics ou privés qui s’associent pour injecter de l’argent dans des entreprises émergentes.
Les corporate venture capital est un certain type de capital-risque. Il s’agit d’un fonds d’investissement issu d’un groupe industriel ou d’une grande entreprise.
Sur environ 1000 fonds d’investissement répertoriés dans le monde, on compte une moitié de sociétés classiques de capital-risque (venture capital), une autre moitié de corporate venture capital. Pour une start-up qui cherche à se développer, s’adresser aux uns ou aux autres à toute son importance.

Le corporate venture : l’enjeu d’une vraie collaboration

Besoin de bénéficier d’un puissant réseau ? D’un appui logistique ou organisationnel pour propulser une activité naissante ? Le corporate venture capital est tout indiqué. C’est le cas où une grande entreprise investit dans une petite pour l’intégrer à son business.

La grosse entité y trouve son compte : bénéficier d’une innovation, réaliser une veille technologique efficace, voire externaliser une partie de son pôle recherche & développement.

Ce type de collaboration apporte son lot de défis. Tout d’abord, bâtir de vraies synergies en mutualisant la logistique, la communication, ou autre. La relation doit être mutuellement enrichissante, ne pas rester unilatérale ou carrément lettre morte.

Aussi, certaines de leurs caractéristiques peuvent créer un fossé entre startups et entreprises matures : leur modèle économique, la dose d’innovation injectée à leurs produits, et surtout leur rapport au temps. Dans un cas, une décision pourra être prise en deux heures. Dans l’autre, de nombreuses strates hiérarchiques peuvent mener à un certain immobilisme.

Le venture capital : faire croître puis se retirer

Besoin d’un coup de pouce pour faire décoller une activité ? De capitaux frais pour atteindre de nouveaux marchés ? Le venture capital entre en scène.

Les fonds mis à disposition sont précieux, permettant d’accélérer le développement d’une jeune entreprise, par exemple à l’international. De l’autre côté de l’échiquier, l’objectif de l’investisseur est de booster l’évolution de la startup, puis d’en sortir en réalisant un maximum de plus-value.

Le rapport chasseur-proie est inversé par rapport au corporate venture capital. Ce sont les startups qui cherchent à séduire les sociétés classiques de capital-risque, en fonction de leurs spécificités et de leurs moyens. A contrario, ce sont souvent les grands groupes qui partent en quête de startups intéressantes pour leur évolution technique. Il est assez difficile de proposer ses services à une grande entreprise si celle-ci ne vous a pas remarqué précédemment, ou si vous n’avez jamais collaboré.

Retour d’expérience de CloudNetCare

Notre plateforme a été commercialisée en avril 2012, suite à un premier abonnement d’envergure signé par le groupe TF1 Télé Shopping. Forts de cette première expérience réussie et de la confiance que nous avons dans notre innovation technologique (une plateforme de tests en mode Saas, recourant à de vrais navigateurs et de vrais devices), nous avons décidé de présenter notre projet à quelques fonds d’investissement.

Toutes nos rencontres avec des investisseurs se sont faites pas cooptation. Pourtant, aucune d’elle n’a été concluante. Nous nous sommes aperçus qu’une solution BtoB en vente complexe (c’est notre cas) est compliquée à présenter, autant à des prospects qu’à des fonds.

Poursuivant notre progression, nous avons donc persévéré dans une autre voie. Celle de fidéliser nos clients, notamment les grands comptes, en capter de nouveaux, plutôt que de mobiliser notre énergie à séduire des fonds. Une stratégie du bon sens, en accord avec nos valeurs.

Pourtant, je suis toujours stupéfait de réaliser que cette volonté n’est pas majoritaire. Étant membre de plusieurs associations de l’écosystème IT (Syntec Numérique, Eurocloud, Tech’in France, BPI Excellence…), j’ai toujours plaisir à rencontrer de nouveaux entrepreneurs. Très souvent, je les entends partager un même objectif : lever des fonds, faire croitre leur entreprise avant de la vendre ou de se la faire racheter.

Rarement, voire jamais, je n’entends un dirigeant de jeune entreprise avoir le but de la faire progresser en ayant de nouveaux clients, de nouveaux collaborateurs et en dégageant des bénéfices. Chez CloudNetCare, nous avons fait ce choix. Nous poursuivons notre progression à notre rythme en fidélisant notre équipe et toutes les sociétés qui nous ont fait confiance. Avec toujours cette phrase à l’esprit, d’ailleurs prononcée par un investisseur :

« La culture d’une startup c’est d’être libre, et l’idéal pour être libre est d’être indépendant. »

Les dernières actualités

La réalité virtuelle, possible révolution pour le e-commerce

Il ne manquait plus que lui. Facebook vient de se positionner sur le marché de la réalité virtuelle, en annonçant la sortie prochaine d’un casque de visualisation vendu 199$. Au sein de ce marché en pleine expansion, la firme de Mark Zuckerberg tiendra une place à part : son casque sera a priori moins cher que tous ceux de ses concurrents.

8 conseils pour acheter une entreprise

Qui a acheté qui ? Quand acquérir quoi ? Qu’est-ce qu’un bon rachat ? Des questions omniprésentes dans le milieu des startups. Petite synthèse d’un atelier organisé le 12 octobre 2017 par Pramex International, à l’occasion de la journée BPI France Inno Génération.

ESSAYER GRATUITEMENT
2018-01-17T17:34:38+00:00