Comment avoir une maîtrise parfaite du processus de test logiciel ?

Pour un « grand éditeur » la question ne se pose pas : avec un outil comme SAP ou Sales Force, après la contractualisation, il est possible de customiser des versions pour qu’elle soit en adéquation avec les besoins du client. Cela revient à paramétrer l’outil accompagné par un intégrateur. Mais en évitant, autant que faire se peut, de développer des fonctions spécifiques ou alors à des prix prohibitifs, car cela revient à mettre le doigt dans un engrenage dangereux : celui d’avoir à maintenir plusieurs versions. 

Mais la majorité des éditeurs n’ont pas la taille ni la puissance de frappe d’un SAP ou d’un Salesforce et pour beaucoup qui ont démarré en mode On-premise, les versions sont quasiment spécifiques à chaque client. Pour obtenir la signature d’un contrat il est souvent promis monts et merveilles, quitte à modifier tout ou partie de l’existant.

La contrepartie : même si le socle est commun voilà autant de versions spécifiques à maintenir. Et, dans un tel contexte, impossible de mettre en œuvre des processus d’industrialisation des tests. Les versions en production sont si nombreuses que le temps d’écriture et de mise en place des scénarios est incalculable et ne sera jamais rentable. Et plus l’historique de l’entreprise sera important et plus il y aura de versions. Résultat : on réduit au strict minimum les mises à jour ou, tout du moins, tant que le client n’aura pas demandé une évolution. 

Les logiciels installés On-premise sont encore prépondérants. Quand il s’agit de l’ERP ou du CRM d’une entreprise il est compliqué de passer à une version SaaS, car rares sont les applications qui répondront à 100% des besoins de la version spécifique actuellement en place.

Le temps nécessaire à la mise en production de l’automatisation serait certainement plus coûteux que la mise en place de tests en mode manuel ou semi-manuel. La solution pour sortir de ce contexte c’est de passer en mode SaaS avec une version unique en production. 

Les enjeux d’un mode SaaS :

  1. Exploitation des dernières technologies
  2. Fréquence de mises en production accrue
  3. Version multi tenant
  4. Démultiplication des supports possibles
  5. Scalabilité 

La notion de logiciel multi tenant impose une seule et unique version. La mise en œuvre de véritable processus d’automatisation de tests prend alors tout son sens.

La façon de penser et la méthodologie de développement n’est plus la même (AGILE). Pour rappel les SPRINT et les mises en production sont bien plus courts que pour des logiciels On-premise. Cela permet d’enrichir régulièrement en fonctionnalités votre application, voire de corriger des « défauts » ;-),  pour le plus grand bonheur de vos clients. Mais qui dit livrables plus fréquents dit risque accru de mettre en ligne des versions entraînant des régressions.

Solution ? L’industrialisation de l’automatisation des tests pour soutenir le rythme de développement.

Comme il n’y a plus cet amalgame de X versions pour Y clients, on peut établir des scénarios clés et robustes, couvrant les fonctionnalités incontournables de l’application et les enrichir en fonction de l’évolution de votre application. Le patrimoine de tests doit alors être pensé en parallèle du développement de la nouvelle version de votre logiciel. Idéalement : une fonctionnalité n’est développée que si elle est testable dans un scénario, voire un scénario automatisé.

Car face à la démultiplication des supports qui permettent d’utiliser l’application en mode SaaS il n’y a pas d’autres choix pour assurer l’utilisation de votre logiciel.  La satisfaction des utilisateurs augmente, les ventes augmentent et donc votre CA. CQFD

Pour conclure

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L’avenir des logiciels On-premise est à démontrer, sauf bien sur ceux qui renferment le savoir-faire d’une entreprise, face à une tendance très forte des logiciels en mode SaaS et surtout du modèle économique qui va avec (récurrence). Les français sont les champions du monde de l’abonnement avec 5,4 abonnements en moyenne. Le secteur des services digitaux catalyse la transformation des modèles économiques et la montée en puissance de l’abonnement avec 31% des parts du marché, les logiciels en mode SaaS en sont les premiers bénéficiaires.

Source : Dossier TOP 250 2019 du syntec numérique.

Les enjeux sont de taille mais pour y répondre il est obligatoire d’avoir une maîtrise parfaite des processus de tests logiciels et désormais de l’industrialisation de leur automatisation.

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