Tests de non régression en télétravail : quelle organisation faut-il mettre en place ? Les 3 clefs de la réussite

Publié le : 10 avril 2020

Vous ne pouvez remettre vos campagnes de tests de non régression à la fin du confinement ! Le risque de dégradation de la qualité de vos livrables, de votre business et de votre notoriété, seraient catastrophique.

Sachez qu’il est tout à fait possible de continuer à travailler sur l’amélioration de la qualité en poursuivant vos tests de non régression automatisés, ce avec des équipes en télétravail.

Certes, cela impose l’accès à distance à des données souvent confidentielles avec tous les enjeux de sécurité que cela implique. Aussi, une réorganisation des habitudes de vos équipes de développement est à prévoir, tout en préservant la qualité des livrables fournis. Mais le résultat en vaudra la peine !

L’équipe CloudNetCare vous décrit les points de vigilances, les risques, et surtout les 3 clefs de la réussite de votre projet.

 1 – Mise à disposition du soft.

Il n’y a pas de tests sans logiciel ou plateforme qui va avec. Qu’il soit installé en local ou mis à disposition en mode SaaS, il faut qu’il soit accessible depuis n’importe où. C’est indispensable pour maintenir le patrimoine et la programmation des tests de non régression.

Pour le mode SaaS cela va de soi, c’est le concept même du Software As A Service. Mais, pour un logiciel installé en local, il va falloir configurer les accès à distance avec les risques de sécurité liés. À cela il conviendra de faire les mises à jour et les maintenances nécessaires pour assurer le service, là où ces opérations sont déléguées à l’éditeur pour des logiciels en mode SaaS.

Les puristes IT auront la fausse bonne idée de privilégier l’installation en local pour continuer de maîtriser 100% des aspects techniques en interne, alors que les équipes de tests feront le choix de l’efficacité et de la disponibilité immédiate, avec une solution SaaS.

Tests de non régression en télétravail : les 3 clefs de la réussite

2 – L’infrastructure des tests de non régression.

Les entreprises qui gèrent en interne la partie infrastructure de leurs tests n’ont pas conscience, lors de cette décision, de la montagne de travail que représente la maintenance en conditions opérationnelles des différents supports, logiciels, OS. Mais à l’usage elles s’en rendent compte.

La poursuite des tests depuis son canapé impose une infrastructure accessible et opérationnelle en tout temps et surtout mise à jour. L’IaaS (Infrastructure As A Service), que l’on appelle aussi l’environnement physique, est sous la responsabilité du prestataire. C’est à lui d’assurer :

  • La maintenance et modernisation régulière de l’infrastructure,
  • La sécurité des données,
  • L’accessibilité en tout temps des équipements.

Concrètement il s’agit de louer des machines virtuelles qui vont émuler un navigateur pour exécuter les tests ou un téléphone portable pour lancer un run sur une application mobile. Le marché est mature et les opérateurs sont nombreux à proposer ces services : OVH, Microsoft Azure, AWS, SauceLab.

Il n’en reste pas moins que, pour la grande majorité, ils vous mettront à disposition les ressources techniques avec un SLA au-delà de ce que vous pourriez faire. Mais charge à vous de configurer l’infrastructure pour la rendre opérationnelle et de maintenir les logiciels nécessaires : versions de navigateurs, d’OS, d’éventuels open source, dans le cadre de vos campagnes de tests.

3 – L’interopérabilité des services.

Ça y est, vous avez choisi l’éditeur SaaS et l’opérateur IaaS. Un logiciel qui permet à vos équipes de créer aisément le patrimoine de tests, de les programmer, de les exécuter. Un opérateur où vous pouvez louer des VM, des téléphones physiques, des émulateurs. Vos équipes de tests peuvent désormais réaliser leurs campagnes de tests à distance. Heu, pas tout à fait !

Dernier point, et non des moindres, vos solutions sont-elles interopérables ? Plus simplement est-ce que votre logiciel peut piloter le matériel nécessaire à l’exécution des tests, délocalisé chez votre opérateur. Fréquemment cette contrainte est omise surtout lorsque la solution software est en open source.

Identifiez les limites des deux partenaires pour que vous puissiez clairement visualiser ce qu’il sera possible de faire ou non. Tant que cela n’est pas clair pour vous, ne vous engagez à rien.

Au final, la meilleure organisation serait de trouver un prestataire qui fournisse le soft et l’infrastructure. C’est la garantie d’une compatibilité à 100% des deux services. À contrario, attention à la dépendance créée. Soyez sûr d’obtenir toutes les garanties nécessaires avant de confier 100% de l’opérationnalité de vos tests à un seul prestataire. Il faut bien avoir conscience que cette organisation nécessite :

  • Un réel partenariat avec vos prestataires,
  • Un accès internet fiable,
  • Une interopérabilité des services.

L’organisation du travail évolue et les tests de non régression n’échapperont pas à cette règle. Si ce n’est pas déjà fait, vous devez rapidement vous pencher sur les outils nécessaires pour continuer à mettre en production des versions de qualité avec des équipes de développement et de tests en télétravail.

L’organisation la plus rapide à mettre en œuvre passe par un prestataire qui fournisse le Soft et l’Infrastructure As A Service : un professionnel du S&IaaS des tests.

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